La Fondation Registre du Cancer – Belgian Cancer Registry (BCR) célèbre son vingtième anniversaire et revient sur deux décennies de progrès révolutionnaires dans le domaine de l'enregistrement du cancer, de la recherche épidémiologique et du dépistage en Belgique. À l'occasion de cette étape importante, nous sommes fiers de vous présenter notre nouvelle publication : « BCR’s Role in Cancer Control – Celebrating 20 Years ».
Deux décennies de connaissances sur le cancer en Belgique
Aujourd'hui, le BCR dispose de données fiables sur le cancer depuis 1999 pour la Flandre et depuis 2004 pour l'ensemble du pays, soit 20 ans de données. Ces données constituent une source d'information essentielle pour de nombreux acteurs (tels que les autorités publiques compétentes en matière de santé (publique), les associations scientifiques nationales et internationales, les médecins, les universités, toutes les associations de santé et de lutte contre le cancer, la presse, etc.). Ces données sont à la base de nombreuses études et évaluations, allant des programmes de prévention au dépistage, du diagnostic au traitement et au suivi du cancer.
Ces informations ne sont possibles que grâce à un vaste réseau de fournisseurs de données.
Nous travaillons en étroite collaboration avec :
- 99 programmes de soins de base et de soins en oncologie
- 66 laboratoires d'anatomopathologie
- 46 laboratoires de biologie clinique
- 7 centres d'hémato-oncologie pédiatrique
En outre, le BCR reçoit des données supplémentaires de l'Agence Intermutualiste (AIM), des trois organismes de dépistage (CVKO, Bruprev et CCRef), des régions (données officielles de mortalité) et de Statbel (chiffres de population et tables de mortalité).
Au total, ces fournisseurs de données ont livré en 2025 pas moins d’environ 455 millions de nouveaux enregistrements.
Des chiffres aux conclusions
Que révèlent 20 ans de données sur le cancer ? Le nombre total de diagnostics de cancer en Belgique continue d'augmenter. Aujourd'hui, nous traitons environ 20 000 cas de cancer de plus par an qu'il y a vingt ans. Entre 2004 et 2023, le nombre annuel de nouveaux diagnostics (à l'exclusion des cancers de la peau autres que le mélanome) est passé de 32 395 à 42 140 chez les hommes (+30 %) et de 26 059 à 35 204 chez les femmes (+35 %).
Tendances notables :
- Les plus fortes augmentations concernent le mélanome, le cancer du foie et les néoplasmes myéloprolifératifs.
- Les cancers colorectaux et du col de l'utérus sont en baisse, probablement en partie grâce aux programmes de dépistage organisés.
- Les cancers liés au tabagisme, tels que le cancer du poumon et les cancers de la tête et du cou, évoluent de manière opposée : une baisse du risque chez les hommes, mais une augmentation chez les femmes.
Pourquoi le cancer est-il globalement de plus en plus fréquent ?
- La croissance démographique : en 2023, la Belgique comptait environ 1,3 million d'habitants de plus qu'en 2004, soit une augmentation de 13 %.
- Le vieillissement de la population : au fil des années, la proportion des personnes âgées de plus de 60 ans a augmenté ; elle représente désormais un quart de la population et les trois quarts de l'ensemble des diagnostics de cancer.
La croissance démographique et le vieillissement de la population explique la plus grande part de l'augmentation du nombre de diagnostics de cancer. Toutefois, chez les femmes en particulier, on observe également une augmentation du risque de cancer (en moyenne 0,6 % par an). Parallèlement, le risque de mortalité a nettement diminué au cours des 20 dernières années et le taux de survie des patients atteints d'un cancer a augmenté.
En ce qui concerne la survie :
- Les taux de survie à 20 ans les plus élevés sont observés pour le cancer de la thyroïde, le cancer de la prostate, le mélanome et le cancer du sein.
- Le cancer du poumon et le cancer du pancréas restent défavorables sur le plan pronostique, même si les deux présentent des améliorations significatives de la survie nette à cinq ans.
La survie du mélanome et du cancer colorectal s'est fortement améliorée.
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